L’UNOCAM et les organismes complémentaires d’assurance maladie dans leur environnement
L’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (UNOCAM) représente, à travers ses membres, tous les opérateurs en assurance maladie complémentaire : les mutuelles, les entreprises d’assurances, les institutions de prévoyance et le Régime local d’Alsace-Moselle.
De gouvernance et de modèle économique divers, les organismes complémentaires d’assurance maladie ont en commun d’assurer la prise en charge, à titre individuel ou collectif (par l’intermédiaire d’une entreprise ou d’une association), pour une personne ou sa famille, de tout ou partie des frais de santé, en complément ou en supplément des prestations de l’assurance maladie obligatoire.
Les organismes complémentaires d’assurance maladie, seconds financeurs du système de santé après l’assurance maladie obligatoire
En 2024 (1), la part de l’Assurance maladie obligatoire dans le financement de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) a atteint 78,7 %. De manière générale, la part de l’Assurance maladie augmente de façon continue, en raison du vieillissement de la population et de la plus forte prévalence d’ALD à âge donné.
Les prestations en soins et biens médicaux versées par les organismes complémentaires ont représenté 32,5 Mds € en 2024 dont notamment 15,9 Mds € au titre des soins de ville, 4,6 Mds € au titre des soins hospitaliers, 3,8 Mds € au titre des médicaments et 8,2 Mds € au titre des autres biens médicaux.
Disposer d’une complémentaire santé apparaît donc comme un facteur indispensable dans l’accès aux soins pour tous et la réduction des restes à charge des Français.
Un rôle majeur dans la prise en charge des dépenses d’optique et en dentaire, deux postes concernés par la réforme du 100% Santé
Si les organismes complémentaires d’assurance maladie interviennent moins sur certains postes en comparaison de l’Assurance maladie obligatoire, ils sont en revanche les premiers financeurs de postes essentiels comme l’optique, le dentaire ou encore les aides auditives.
En 2024, les organismes complémentaires ont notamment assuré le financement de 68 % des dépenses d’optique (soit 5 633 M€). Concernant les soins dentaires, la part des organismes complémentaires dans le financement a atteint 48,5 % (soit 6 403 M€). Pour les aides auditives, la part des OCAM est majoritaire (50,6%) pour atteindre 988 M€ en 2024.
Un secteur très régulé en forte concentration
En France, si les organismes complémentaires santé jouent un rôle important dans le financement des soins, le secteur de la complémentaire santé fait l’objet d’une forte régulation par la puissance publique, notamment dans le cadre du renforcement du cahier des charges du contrat dit « solidaire et responsable » (généralisation de la complémentaire santé pour les salariés du secteur privé et réforme de la PSC dans la fonction publique, mise en place de la réforme du 100 % Santé en optique, prothèses dentaires et aides auditives et élargissement aux prothèses capillaires et véhicules pour personnes en situation de handicap).
Le marché de la complémentaire santé est dominé par trois familles d’acteurs – les mutuelles, les sociétés d’assurance et les institutions de prévoyance.
[1] Cf. Les dépenses de santé en 2024, Résultats des comptes de la santé, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), Édition 2025.