L’UNOCAM dans son environnement

L’UNOCAM et les organismes complémentaires d’assurance maladie dans leur environnement

L’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (UNOCAM) représente, à travers ses membres, tous les opérateurs en assurance maladie complémentaire : les mutuelles, les entreprises d’assurances, les institutions de prévoyance et le Régime local d’Alsace-Moselle.

De gouvernance et de modèle économique divers, les organismes complémentaires d’assurance maladie ont en commun d’assurer la prise en charge, à titre individuel ou collectif (par l’intermédiaire d’une entreprise ou d’une association), pour une personne ou sa famille, de tout ou partie des frais de santé, en complément ou en supplément des prestations de l’assurance maladie obligatoire.

Les organismes complémentaires d’assurance maladie, seconds financeurs du système de santé après l’assurance maladie obligatoire

En 2017[1], la part de l’assurance maladie obligatoire dans le financement de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) s’est élevée à 77,8%, soit 155,1 Mds€. Celle de l’assurance maladie complémentaire dans le financement de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) est stable sur ces dix dernières années : 13,2 % en 2017 un niveau très proche de celui de 2007. En 2017, le financement de la CSBM par les organismes complémentaires d’assurance maladie atteint 26,3 Mds€.

Grâce à cette complémentarité assurance maladie obligatoire et assurance maladie complémentaire, le reste à charge direct des ménages rapporté à la CSBM est l’un des plus faibles des pays de l’OCDE : 7,5% en 2017. Ce reste à charge pour les ménages devrait encore diminuer dans les années à venir grâce à l’engagement des organismes complémentaires et de l’assurance maladie obligatoire dans la réforme dite du « 100% santé ».

Source : Les dépenses de santé en 2017, DREES, Edition 2018

Des prises en charge différenciées selon les postes de dépenses

Si les organismes complémentaires d’assurance maladie interviennent peu sur certains postes en comparaison de l’assurance maladie obligatoire, ils sont en revanche les premiers financeurs d’autres postes essentiels comme l’optique, le dentaire ou encore les aides auditives.

Les organismes complémentaires assurent le financement de 73,1 % de la dépense d’optique médicale (4,5 Mds€) et 40,9 % de la dépense de soins dentaires (4,6 Mds€) et 31% de la dépense relative aux aides auditives (3,1 Mds€) en 2017.


[1] Cf. Les dépenses de santé en 2017, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), édition 2018.